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CAN 2023 : Spécial Côte d'Ivoire

« Un dernier pour la route ! », s’exclament ceux qui cherchent un prétexte fallacieux pour prolonger une soirée pourtant bien arrosée. Avant de s’écrouler de fatigue une fois arrivés, le plus souvent, après être rentrés sains et saufs. Thanks God!


Récemment prêté au FC Porto jusqu’à la fin de saison, Seko Fofana, milieu de terrain à vingt milles lieues de son niveau, celui de sa saison lensoise 2022/2023, n’a certainement pas eu le temps d’organiser son pot de départ. Et pour cause, l’ancien fer de Lens n’y était plus en odeur de sainteté. 


SEKO À PORTO, UN DERNIER (TRANSFERT) POUR LA ROUTE
C'est gâté oh : Seko s'en va.

À trente ans, ce transfert sonne comme une dernière chance pour lui avant de signer en Turquie, destination favorite des chauves et des ivoiriens. Gros plan sur cette signature.


SEKO FOFANA, OÙ ES-TU ?


Les prises de balle de volontaires et décidées pour mieux repiquer dans l’axe central, les frappes de balle - victorieuses - enchaînées comme les tubes de Mister Another Banger, etc.



Mais aussi son rôle au sein de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Il y a longtemps que Seko Fofana n’est plus à son niveau d’il y a trois ans. 


Al-Nassr puis Al-Ettifaq FC et ensuite, Rennes, le milieu de terrain ivoirien peine à retrouver son niveau. C’est à se demander : Seko, où es-tu ?


Dans la catégorie les hommes maintenant pas les chiffres, je demande ceux de Seko Fofana : 2 buts en 29 matchs sous les couleurs rennaises. Et une mésentente avec son entraîneur Habib Beye.  Lequel a peu apprécié sa mutinerie automnale organisée - entre autres - avec son ex-coéquipier lensois Brice Samba.


SEKO À PORTO, UN DERNIER (TRANSFERT) POUR LA ROUTE
Seko a tourné le dos à coach Beye.

SEKO QUITTE LA BRETAGNE POUR REPRENDRE LES RENNES DE SA CARRIÈRE

Absence d’efficacité, performances insuffisantes mais aussi forte impression de manquer de rythme et fauteur de troubles, etc. L’ancien coéquipier de Cristiano Ronaldo ne pouvait que prendre la porte. C’est désormais chose faite avec ce prêt de six mois jusqu’à la fin de la saison chez le leader du championnat portugais.


SEKO À PORTO, UN DERNIER (TRANSFERT) POUR LA ROUTE
C'est Kerozen qui a du être jaloux.

Là-bas, dans ce club où la moyenne d’âge tournerait autour de 25 ans, le trentenaire va à la fois devoir apporter son expérience et surtout trouver sa place dans le 4-3-3 du jeune entraîneur de 36 ans Francesco Farioli. D’autant plus qu’il y a une coupe du Monde en ligne de mire dans quelques mois. Juste ça. 



OBJECTIF : LES ÉTATS-UNIS ET LA COUPE DU MONDE 2026

Qu’importe si un certain Donald, empêtré jusqu’au cou dans les dossiers Epstein, et ces e-mails tous plus sordides les uns que les autres, tente « le fou pour le fou » pour saborder l’organisation tripartite du Mondial 2026 (Canada, Mexique et donc États-Unis), pour beaucoup - de footballeurs - il s’agit de la dernière chance.


SEKO À PORTO, UN DERNIER (TRANSFERT) POUR LA ROUTE
Merci pour les services rendus.

Ou plutôt de la première et dernière chance de disputer le plus gros événement du Monde Mondial juste après la CAN. Les Jeux Olympiques et surtout l’Euro peuvent aller se rhabiller. 


Absente depuis douze ans maintenant, la Côte d’Ivoire y sera dans un groupe E relevé aux côtés de l’Allemagne, l’Equateur et…Curaçao. Les places coûtent chères. L'international aux 30 sélections - qui ferait la fine bouche pour rejoindre les rassemblements - le sait. Il sait aussi que sa CAN 2025 est à jeter aux oubliettes tant il en est passé à côté. 


À lui de réussir chez les Dragões avant qu’ils ne lui offrent un dernier pour la route - en bonne et due forme : à la tienne, Seko.


Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.



« Tu ne me connais pas hein mais je salue ton papa. », balancent à la figure imberbe des tontons hâbleurs - dans un supermarché où la rencontre a eu lieu, avant de disparaître en une fraction de secondes. 


Ou comment vivre « dans l’ombre » de son père. 


Dimanche, pendant que le Sénégal battait le Maroc au terme d’un match Netflix-esque, Shaqueel Van Persie, un jeune homme d’à peine 19 ans est sorti de la plus belle manière de l’immense ombre de son père, un certain Robin Van Persie.



Attaquant funambule au toucher de balle soyeux avec cette arrogance qui suintait de son corps. L’espace d’un instant, le fils a fait oublier son équilibriste de pater. Au nom du père, du fils et du Van Persie.


SHAQUEEL : AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU VAN PERSIE
Une ressemblance qui est tout sauf floue. ©Tous droits réservés

DANS LA FAMILLE VAN PERSIE, JE DEMANDE SHAQUEEL

Jordi Cruyff, fils de feu le génie Johan Cruyff, Justin Kluivert, seul de la fratrie à tirer son épingle ou plutôt son ombre du jeu, mais aussi Daley Blind, etc. Tous ont souffert d’une manière ou d’une autre pour suivre les traces de leur géniteur. Chose naturellement difficile à faire naturellement, marcher dans les pas paternels l’est encore plus quand il s’agit de ceux d’un footballeur. 


Ce n’est pas non plus le fils de George Weah, Timothy, honnête joueur évoluant à Marseille - comme le père dans le temps, après un passage inoubliable à Paris. Ni Luca Zidane, gardien titulaire des Fennecs d’Algérie auxquels le Nigéria a donné une leçon d'athlétisme et de football. 



Shaqueel Van Persie, lui, a décidé qu’il allait faire mentir l’adage, faire exception à la règle. 


À ROTTERDAM, SHAQUEEL ATTERRIT À BON PORT 

SHAQUEEL : AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU VAN PERSIE
Encore un enfant qui a bien grandi. ©Tous droits réservés

En attendant d’entraîner un jour la sélection néerlandaise, Robin Van Persie s’occupe déjà du Feyenoord Rotterdam ; club dans lequel il a commencé puis terminé sa carrière. Il y a maintenant sept longues années. Les années justement elles passent, et avec la vieillesse qui jette son dévolu sur articulations et/ou joues de couleur poivre et sel. Les siennes de Van Persie, elles, ont rougi quand il a vu son buteur de fils s’illustrer face au Sparta Rotterdam (3 - 4) à domicile.


Entré à la 62ème minute de jeu à la place du danois Casper Tangstedt, Shaqueel Van Persie va s’illustrer.


SHAQUEEL : AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU VAN PERSIE


87ème. Centre de Quinten Timber, le nouvel entrant réalise une Madjer (2-3).

Une minute plus tard à peine, la cerise sur le gâteau, le cube maggi sur le garba dominical, un ciseau retourné qui empeste les gènes paternels tant dans la prise de décision et l’exécution et surtout dans la gestuelle. Une combinaison suave de nonchalance et d’élégance. (3-3)



Depuis le banc, Robin Van Persie passe par toutes les émotions : celles d’un coach puis d’un papa et de nouveau coach ; après avoir vu ces premiers buts en carrière professionnelle.

 


Malheureusement, le milieu norvégien Joshua Kitolano casse l’ambiance en offrant la victoire au Sparta Rotterdam (3-4). Qu’importe puisque : la messe, Shaqueel l’a dite sans avoir entendu « Tu ne me connais pas hein mais je salue ton papa. » Au nom du père, du fils et du Van Persie.



« [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] », ordonne Sadio Mané alors que la finale de la CAN 2025 a basculé depuis quelques minutes déjà dans l’irréel. Suite à une décision arbitrale plus douteuse, qu’un exposé qui pue le Chat GPT à des milliers de kilomètres, l’entraîneur du Sénégal Pape Thiaw commande à ses joueurs de rentrer au vestiaire. 

L’ancien Parisien Gana Gueye, Edouard Mendy, coéquipier de Franck Kessié poussé vers la sortie, par des supporters on ne peut plus mécontents, mais aussi Pape Gueye, etc. Tout s’exécute. Tous sauf enfin  : Sadio Mané.



« [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] », somme-t-il. 

Retour sur ce Sénégal - Maroc que personne - pas nous en tout cas - n’oubliera.


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Pluie d'émotions. ©Tous droits réservés

SÉNÉGAL - MAROC, CES LIONS QUI METTENT LA BARRE HAUTE

19h GMT à Abidjan, Dakar, 20h à Rabat et plus particulièrement au Stade Prince Moulay Abdallah. Où 66 526 spectateurs sont présents.


Pendant que certains, dans le déni, rejettent l’imminence d’un lundi, toujours prêt à ruiner les dernières heures dominicales, d’autres, encore, avaient entouré/souligné/surligné cette date, ce dimanche 18 janvier 2026. Et pour cause, il s’agit de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la meilleure compétition internationale de football, après la Coupe du Monde


Annoncés depuis de longue date parmi les favoris, avec le Nigéria de Victor Osimhen entre autres, le Sénégal, vainqueur d’une Egypte sans idées mais pas sans vice, et le Maroc, qui a battu les Super Eagles, sont au rendez-vous. Et avec eux un joli petit lot de polémiques.



PIQUES ET POLEMIQUES 

« [...] Mes joueurs étaient en danger. [...] », affirme haut et fort Pape Thiaw en conférence de presse. Ce dont l’entraîneur quadragénaire parle c’est l’absence d’un dispositif de sécurité, une espèce de cordon de sécurité pour protéger davantage les Lions de la Téranga lors de leur arrivée à Rabat. Des propos qui s’inscrivent dans la lignée du communiqué de la Fédération sénégalaise de football (ou FSF) qui a tiré la sonnette d’alarme quelques heures auparavant.



Et de l’autre côté, Walid Regragui tente de faire baisser la tension en appuyant sur cette pseudo notion de « pays frère ». On est venu, on a vu et on a constaté - derrière l’écran certes mais quand même - que ces liens de fraternité ont disparu très vite. 


SÉNÉGAL, BRAHIM DIAZ, JUSTICE DE DIÉ, SADIO MANÉ

CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Au début du film, le méchant est toujours djaouli. A la fin, c'est le Sénégal qui gagne. ©Tous droits réservés

Adossées à leur centre de formation respectif, Génération Foot pour les uns et Académie Mohamed VI pour les autres, les deux équipes sont présentes au rendez-vous de la compétition panafricaine pour tenter de remporter leur seconde CAN.


Pour rappel, les Lions de l’Atlas n’en ont plus remporté depuis…1976. Autant dire une éternité comme l’avait justement fait remarquer Nicolas Pépé. 



Privés de leur capitaine Kalidou Koulibaly, qui observe les siens depuis les tribunes pour cause de blessure, les coéquipiers de Captain Gana Gueye sont les plus dangereux en ce début de match, obligeant notamment Yacine Bounou à s’employer à deux reprises.


D’abord à la 5ème minute sur un corner puis à la 37ème pour l’ex-enfant chéri de Marseille, Iliman Ndiaye écrase un peu trop sa frappe. 


À la mi-temps, les deux équipes se séparent sur un score nul et vierge avec en fond sonore un mélange de sifflets et d’alarme d’ambulance lorsque…le Sénégal touche le ballon. Drôle d’ambiance. 


MAILLOT ADVERSE, TU ES LE SEUL QUI M’AILLE 

Seconde mi-temps : le Maroc se montre enfin dangereux, particulièrement avec l’occasion manquée du buteur funambule Ayoub El Kaabi (57ème).


Dix minutes, toujours la surface sénégalaise, Neil El-Aynaoui et El Hadj Malick Diouf se télescopent dans un duel aérien.


Résultat : le Marocain voit son crâne bandé. Et pendant ce temps-là, certains tentent de s’emparer de la serviette d’Edouard Mendy comme des stadiers l’avait fait auparavant lors de la demi-finale face au Nigéria. Comme si le maillot adverse était le seul qui leur aille. Vous avez dit meilleure équipe fair-play ? Oh honte !



Côté terrain de jeu, et la verte pelouse marocaine, pas grand-chose à signaler si ce n’est le passage d’une défense à 4 à 3 côté sénégalais et les entrées de l’ailier revenant Ismaila Sarr mais surtout Ibrahim Mbaye. 


Du haut de ses 17 ans, le dernier-né de la grande famille de la Téranga joue son ballon sans état d’esprit. Kader Keïta likes this.



Au sortir d’un joli numéro, le virevoltant ailier droit tente d’enrouler sa frappe du gauche mais Yacine Bounou se détend et détourne en corner.


UNE POLÉMIQUE EN TROIS TEMPS

Dans la foulée, au second poteau Abdoulaye pas si Seck, aux prises avec Achraf Hakimi, s’en débarrasse, gagne son duel et reprend le ballon de la tête. C’est le poteau qui renvoie le ballon avant que le remplaçant Ismaïla Sarr ne marque de la tête mais le but est refusé dans la foulée…« Faute » de Abdoulaye Seck. 92ème, acte 1.


Dans la continuité ou presque, Brahim Diaz s’écroule dans la surface de réparation à la suite d’un duel avec El Hadj Malick Diouf. 


Ni une, ni deux le numéro 10 marocain s’agite, gesticule mais aussi exige, réclame et obtient finalement que M. Jean-Jacques Ndala Ngambo, l’arbitre de la rencontre, aille consulter la VAR ! 97ème, acte 2


CONSULTATION À DOMICILE

S’en est trop pour les Sénégalais qui manifestent colère et mécontentement pendant qu’un cordon de sécurité protège à la fois l'arbitre en pleine consultation de la VAR et les deux staffs qui s’embrouillent copieusement.


Après cette consultation gratuite à domicile, l’homme en noir porte son sifflet à la bouche, pointe la surface sénégalaise et désigne…le point de pénalty. 


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Oppositions de style. ©Tous droits réservés

Le stade explose faisant couler frustration et violence dans les travées du stade. Pêle-mêle : des supporters sénégalais se tapent avec des stadiers marocains qui les empêchent d’envahir le terrain façon Guinée Equatoriale - Côte d’Ivoire. Mais aussi en tribune de presse où les poings sont mis sur les « i ». 



La confiance règne, les nerfs sont tendus. Les Sénégalais sont nulle part sur le terrain puisque invités par leur sélectionneur, ils ont gentiment pris la direction des vestiaires pour dénoncer ce braquage en 3D, en 4K, en mondovision. 


Du jamais vu dans l’histoire du football certes mais aux grands maux, ou aux grands vols, les grands moyens !


Et pendant ce temps-là, un homme en vert, au petit punch naissant, les mains sur les hanches, se demande ce qu’il doit faire. 


Dans ce brouhaha ambiant, l’enfant de Bambali - situé dans le sud du Sénégal - s’adresse d’abord à ce globe-trotter de Claude Leroy qui lui aurait de « rester sur le terrain » mais aussi au fantasque double Ballon d’Or africain El-Hadji Diouf. Cet homme qui consulte les oracles avant de réagir au quart de tour, c’est Sadio Mané. Vainqueur de la CAN et la Ligue des champions 2019, double Ballon d’Or africain (2019, 2022), mais aussi général des forces armées sénégalaises, etc. 

Celui-là la même qui avait à juste titre réglé ses comptes avec Leroy Sané après une remarque raciste. Oui c’est bien celui là-même qui les a fait revenir sur le terrain. 


JUSTICE DE DIEU, Y EN A

« [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] », bande-originale des Révoltés de Rabat.



De retour sur le terrain, nouvelles brouilles et embrouilles entre « pays frères ».


« Le joueur sur qui on fait la faute ne doit pas tirer le pénalty. », paraît-il. 


Cette règle, Brahim Díaz, qui avait inscrit 5 buts en 6 matchs et les deux mains sur le trophée du meilleur joueur de la compétition, l’a connaît. 

Nonobstant cela, le numéro 10 marocain, enorgueilli par le fait d’avoir reçu ce cadeau, se présente devant The Best FIFA Goalkeeper 2021, s’avance et tente…une Panenka. 


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Mise au point. ©Tous droits réservés

N’ayant pas bougé d’un iota, Edouard aux mains d’argent récolte facilement le cuir. N’est pas Zinedine Zidane qui veut !



Le remplaçant au Real vient de manquer l’occasion de dépoussiérer l’armoire à trophée du royaume chérifien. La justice de Dieu, sans doute. 



La suite appartient déjà à l’Histoire.


PAPE GUEYE, HABEMUS PAPAM

CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Des cris de joie, des cris de joie. ©Tous droits réservés

Début des prolongations. Sur son flanc gauche, le numéro 10 sénégalais - encore et toujours lui - presse El-Aynaoui qui perd le ballon, repique dans le rond central, libère le ballon d’une talonnade pour Gana Gueye. Le capitaine d’un soir a vu Pape Gueye s’avancer dans ce couloir droit déserté par Achraf Hakimi monté aux avant-postes.


Le latéral parisien revient certes mais trop tard. Le portier marocain se détend certes mais impossible, impossible pour lui de stopper le boulet de canon envoyé à l’entrée de la surface de réparation par Pape Gueye. Le multirécidiviste n’en est pas à coup d’essai puisqu’il avait inscrit un doublé en frappant notamment à mi-distance face au Mozambique ; en huitièmes de finale. 


Cette fois-ci c’est dans la lucarne que le ballon finit sa course. Sénégal 1 - Maroc 0.

Habemus Papam, Habemus Pape !


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Le groupe vit bien. ©Tous droits réservés

Ses coéquipiers ivres de fatigue et de joie et le buteur du soir ont à peine le temps de célébrer qu’une partie du public leur démontre affection et tendresse en balançant des projectiles. Peut-être les mêmes qu’a reçus Edouard Mendy dans sa surface de réparation. Qu’importe ! 


Au coup de sifflet final de cette rencontre d’anthologie, qui restera dans les annales, pour des mauvaises raisons évidentes, l’essentiel est ailleurs. 


Pour la seconde fois de son histoire, après la CAN 2021 et la séance victorieuse aux tirs au but (4-2), le Sénégal est champion d’Afrique ! Le Sénégal d’abord, le monde du football ensuite peut dire à ce monsieur. Un certain Sadio Mané qui a dit : « [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] » Chose faite. 




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