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CAN 2023 : Spécial Côte d'Ivoire

« [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] », ordonne Sadio Mané alors que la finale de la CAN 2025 a basculé depuis quelques minutes déjà dans l’irréel. Suite à une décision arbitrale plus douteuse, qu’un exposé qui pue le Chat GPT à des milliers de kilomètres, l’entraîneur du Sénégal Pape Thiaw commande à ses joueurs de rentrer au vestiaire. 

L’ancien Parisien Gana Gueye, Edouard Mendy, coéquipier de Franck Kessié poussé vers la sortie, par des supporters on ne peut plus mécontents, mais aussi Pape Gueye, etc. Tout s’exécute. Tous sauf enfin  : Sadio Mané.



« [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] », somme-t-il. 

Retour sur ce Sénégal - Maroc que personne - pas nous en tout cas - n’oubliera.


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Pluie d'émotions. ©Tous droits réservés

SÉNÉGAL - MAROC, CES LIONS QUI METTENT LA BARRE HAUTE

19h GMT à Abidjan, Dakar, 20h à Rabat et plus particulièrement au Stade Prince Moulay Abdallah. Où 66 526 spectateurs sont présents.


Pendant que certains, dans le déni, rejettent l’imminence d’un lundi, toujours prêt à ruiner les dernières heures dominicales, d’autres, encore, avaient entouré/souligné/surligné cette date, ce dimanche 18 janvier 2026. Et pour cause, il s’agit de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la meilleure compétition internationale de football, après la Coupe du Monde


Annoncés depuis de longue date parmi les favoris, avec le Nigéria de Victor Osimhen entre autres, le Sénégal, vainqueur d’une Egypte sans idées mais pas sans vice, et le Maroc, qui a battu les Super Eagles, sont au rendez-vous. Et avec eux un joli petit lot de polémiques.



PIQUES ET POLEMIQUES 

« [...] Mes joueurs étaient en danger. [...] », affirme haut et fort Pape Thiaw en conférence de presse. Ce dont l’entraîneur quadragénaire parle c’est l’absence d’un dispositif de sécurité, une espèce de cordon de sécurité pour protéger davantage les Lions de la Téranga lors de leur arrivée à Rabat. Des propos qui s’inscrivent dans la lignée du communiqué de la Fédération sénégalaise de football (ou FSF) qui a tiré la sonnette d’alarme quelques heures auparavant.



Et de l’autre côté, Walid Regragui tente de faire baisser la tension en appuyant sur cette pseudo notion de « pays frère ». On est venu, on a vu et on a constaté - derrière l’écran certes mais quand même - que ces liens de fraternité ont disparu très vite. 


SÉNÉGAL, BRAHIM DIAZ, JUSTICE DE DIÉ, SADIO MANÉ

CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Au début du film, le méchant est toujours djaouli. A la fin, c'est le Sénégal qui gagne. ©Tous droits réservés

Adossées à leur centre de formation respectif, Génération Foot pour les uns et Académie Mohamed VI pour les autres, les deux équipes sont présentes au rendez-vous de la compétition panafricaine pour tenter de remporter leur seconde CAN.


Pour rappel, les Lions de l’Atlas n’en ont plus remporté depuis…1976. Autant dire une éternité comme l’avait justement fait remarquer Nicolas Pépé. 



Privés de leur capitaine Kalidou Koulibaly, qui observe les siens depuis les tribunes pour cause de blessure, les coéquipiers de Captain Gana Gueye sont les plus dangereux en ce début de match, obligeant notamment Yacine Bounou à s’employer à deux reprises.


D’abord à la 5ème minute sur un corner puis à la 37ème pour l’ex-enfant chéri de Marseille, Iliman Ndiaye écrase un peu trop sa frappe. 


À la mi-temps, les deux équipes se séparent sur un score nul et vierge avec en fond sonore un mélange de sifflets et d’alarme d’ambulance lorsque…le Sénégal touche le ballon. Drôle d’ambiance. 


MAILLOT ADVERSE, TU ES LE SEUL QUI M’AILLE 

Seconde mi-temps : le Maroc se montre enfin dangereux, particulièrement avec l’occasion manquée du buteur funambule Ayoub El Kaabi (57ème).


Dix minutes, toujours la surface sénégalaise, Neil El-Aynaoui et El Hadj Malick Diouf se télescopent dans un duel aérien.


Résultat : le Marocain voit son crâne bandé. Et pendant ce temps-là, certains tentent de s’emparer de la serviette d’Edouard Mendy comme des stadiers l’avait fait auparavant lors de la demi-finale face au Nigéria. Comme si le maillot adverse était le seul qui leur aille. Vous avez dit meilleure équipe fair-play ? Oh honte !



Côté terrain de jeu, et la verte pelouse marocaine, pas grand-chose à signaler si ce n’est le passage d’une défense à 4 à 3 côté sénégalais et les entrées de l’ailier revenant Ismaila Sarr mais surtout Ibrahim Mbaye. 


Du haut de ses 17 ans, le dernier-né de la grande famille de la Téranga joue son ballon sans état d’esprit. Kader Keïta likes this.



Au sortir d’un joli numéro, le virevoltant ailier droit tente d’enrouler sa frappe du gauche mais Yacine Bounou se détend et détourne en corner.


UNE POLÉMIQUE EN TROIS TEMPS

Dans la foulée, au second poteau Abdoulaye pas si Seck, aux prises avec Achraf Hakimi, s’en débarrasse, gagne son duel et reprend le ballon de la tête. C’est le poteau qui renvoie le ballon avant que le remplaçant Ismaïla Sarr ne marque de la tête mais le but est refusé dans la foulée…« Faute » de Abdoulaye Seck. 92ème, acte 1.


Dans la continuité ou presque, Brahim Diaz s’écroule dans la surface de réparation à la suite d’un duel avec El Hadj Malick Diouf. 


Ni une, ni deux le numéro 10 marocain s’agite, gesticule mais aussi exige, réclame et obtient finalement que M. Jean-Jacques Ndala Ngambo, l’arbitre de la rencontre, aille consulter la VAR ! 97ème, acte 2


CONSULTATION À DOMICILE

S’en est trop pour les Sénégalais qui manifestent colère et mécontentement pendant qu’un cordon de sécurité protège à la fois l'arbitre en pleine consultation de la VAR et les deux staffs qui s’embrouillent copieusement.


Après cette consultation gratuite à domicile, l’homme en noir porte son sifflet à la bouche, pointe la surface sénégalaise et désigne…le point de pénalty. 


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Oppositions de style. ©Tous droits réservés

Le stade explose faisant couler frustration et violence dans les travées du stade. Pêle-mêle : des supporters sénégalais se tapent avec des stadiers marocains qui les empêchent d’envahir le terrain façon Guinée Equatoriale - Côte d’Ivoire. Mais aussi en tribune de presse où les poings sont mis sur les « i ». 



La confiance règne, les nerfs sont tendus. Les Sénégalais sont nulle part sur le terrain puisque invités par leur sélectionneur, ils ont gentiment pris la direction des vestiaires pour dénoncer ce braquage en 3D, en 4K, en mondovision. 


Du jamais vu dans l’histoire du football certes mais aux grands maux, ou aux grands vols, les grands moyens !


Et pendant ce temps-là, un homme en vert, au petit punch naissant, les mains sur les hanches, se demande ce qu’il doit faire. 


Dans ce brouhaha ambiant, l’enfant de Bambali - situé dans le sud du Sénégal - s’adresse d’abord à ce globe-trotter de Claude Leroy qui lui aurait de « rester sur le terrain » mais aussi au fantasque double Ballon d’Or africain El-Hadji Diouf. Cet homme qui consulte les oracles avant de réagir au quart de tour, c’est Sadio Mané. Vainqueur de la CAN et la Ligue des champions 2019, double Ballon d’Or africain (2019, 2022), mais aussi général des forces armées sénégalaises, etc. 

Celui-là la même qui avait à juste titre réglé ses comptes avec Leroy Sané après une remarque raciste. Oui c’est bien celui là-même qui les a fait revenir sur le terrain. 


JUSTICE DE DIEU, Y EN A

« [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] », bande-originale des Révoltés de Rabat.



De retour sur le terrain, nouvelles brouilles et embrouilles entre « pays frères ».


« Le joueur sur qui on fait la faute ne doit pas tirer le pénalty. », paraît-il. 


Cette règle, Brahim Díaz, qui avait inscrit 5 buts en 6 matchs et les deux mains sur le trophée du meilleur joueur de la compétition, l’a connaît. 

Nonobstant cela, le numéro 10 marocain, enorgueilli par le fait d’avoir reçu ce cadeau, se présente devant The Best FIFA Goalkeeper 2021, s’avance et tente…une Panenka. 


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Mise au point. ©Tous droits réservés

N’ayant pas bougé d’un iota, Edouard aux mains d’argent récolte facilement le cuir. N’est pas Zinedine Zidane qui veut !



Le remplaçant au Real vient de manquer l’occasion de dépoussiérer l’armoire à trophée du royaume chérifien. La justice de Dieu, sans doute. 



La suite appartient déjà à l’Histoire.


PAPE GUEYE, HABEMUS PAPAM

CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Des cris de joie, des cris de joie. ©Tous droits réservés

Début des prolongations. Sur son flanc gauche, le numéro 10 sénégalais - encore et toujours lui - presse El-Aynaoui qui perd le ballon, repique dans le rond central, libère le ballon d’une talonnade pour Gana Gueye. Le capitaine d’un soir a vu Pape Gueye s’avancer dans ce couloir droit déserté par Achraf Hakimi monté aux avant-postes.


Le latéral parisien revient certes mais trop tard. Le portier marocain se détend certes mais impossible, impossible pour lui de stopper le boulet de canon envoyé à l’entrée de la surface de réparation par Pape Gueye. Le multirécidiviste n’en est pas à coup d’essai puisqu’il avait inscrit un doublé en frappant notamment à mi-distance face au Mozambique ; en huitièmes de finale. 


Cette fois-ci c’est dans la lucarne que le ballon finit sa course. Sénégal 1 - Maroc 0.

Habemus Papam, Habemus Pape !


CAN 2025 : LE SÉNÉGAL RABAT LA PORTE SUR LE MAROC
Le groupe vit bien. ©Tous droits réservés

Ses coéquipiers ivres de fatigue et de joie et le buteur du soir ont à peine le temps de célébrer qu’une partie du public leur démontre affection et tendresse en balançant des projectiles. Peut-être les mêmes qu’a reçus Edouard Mendy dans sa surface de réparation. Qu’importe ! 


Au coup de sifflet final de cette rencontre d’anthologie, qui restera dans les annales, pour des mauvaises raisons évidentes, l’essentiel est ailleurs. 


Pour la seconde fois de son histoire, après la CAN 2021 et la séance victorieuse aux tirs au but (4-2), le Sénégal est champion d’Afrique ! Le Sénégal d’abord, le monde du football ensuite peut dire à ce monsieur. Un certain Sadio Mané qui a dit : « [...] Rappelle-les, on va jouer comme des hommes ! [...] » Chose faite. 




Dernière mise à jour : 7 févr. 2025

« […] Y a beaucoup de pays qui sont favoris et ça, je l’ai dit depuis longtemps. Y a au moins 8 à 9 qui peuvent remporter la compétition parce qu’elles ont les joueurs et les staffs pour. […] », répond humblement Emerse Faé au micro de Football Together.


L’entraîneur des champions d’Afrique sait, peut-être mieux que tout le monde, lui qui a été appelé en rescousse au chevet d’un grand corps malade, que : « L’humilité précède la gloire. » Surtout quand on sait qu’après ce tirage au sort, on connaît son groupe, F, l’identité de ses adversaires parmi lesquels : la belle-famille camerounaise. Photos de famille, par ici.

CAN 2025 : LA CÔTE D’IVOIRE TIRE AU SORT LA BELLE-FAMILLE
Le groupe préféré de ton groupe préféré. ©Tous droits réservés

CAN 2025 : DU BEAU MONDE POUR TIRER AU SORT

Il y a du beau monde à Rabat. Il y a du beau monde dans la capitale marocaine venu spécialement pour le tirage au sort de la CAN 2025 ; qui aura lieu du 21 décembre au 18 janvier prochain.


Parmi les vedettes présentes, il y a notamment : le double champion d’Afrique et tireur au sort d’un soir Serge Aurier, que la rumeur a récemment envoyé au Real Madrid, afin de stopper les courants d’air qui font valdinguer Lucas Vázquez, le champion d’Afrique 2015 Yao Kouassi Gervais dit « Gervinho », mais aussi les Sénégalais El-Hadji Diouf et Khalilou Fadiga, etc. Sans oublier le vieux père Claude Makélélé ou encore l’américano-béninois Djimon Hounsou.

CAN 2025 : LA CÔTE D’IVOIRE TIRE AU SORT LA BELLE-FAMILLE
Les Tontons Sapeurs. ©Tous droits réservés

Au cours d’une longue cérémonie remplie de salamalecs et autres « En vos rangs grades et qualités », ceux-ci ont tous assisté à un tirage au sort qui a accouché de groupes équilibrés, pour la plupart, et d’un choc qui délie déjà les langues, engourdi les doigts qui tapent sur les touches du smartphone.


LA CÔTE D’IVOIRE RETROUVE LA BELLE-FAMILLE CAMEROUNAISE

Même dans nos rêves les plus fous, on n’aurait jamais imaginé cela ! Mais quand Youssouf Hadji tire la dernière boule du Lot 1, celui des meilleurs, le doute n’est plus permis : la Côte d’Ivoire retrouve le Cameroun. Histoire de reprendre la relation bien toxique entre les deux pays qui ne manquent jamais une occasion de se tirer dessus que ce soit sur le football ou plus récemment la musique. Ou bien, Viviane ?

Si les Lions Indomptables ont remporté 5 fois la coupe d’Afrique des Nations, la dernière fois que les équipe ont été dans la même poule, c’est la Séléphanto qui l’a emporté sur un but d’anthologie de Max-Alain Gradel ; lors de la CAN 2015. La suite, on la connaît : c’est une deuxième CAN. Rendez-vous le 28 décembre prochain à Marrakech. Tandis le Gabon et le Mozambique batailleront également pour une place qualificative.


Si les Orange blanc vert ont une certaine pression, ce n’est absolument rien comparé à celle qui repose sur le pays organisateur.

ET PENDANT CE TEMPS-LÀ, PRESSION SUR LE MAROC

CAN 2025 : LA CÔTE D’IVOIRE TIRE AU SORT LA BELLE-FAMILLE
Ça y est, nous y est ! ©Tous droits réservés

Parce qu’ils ont mis les petits plats dans les grands, avec un camp de base moderne et équipé, pour chacune des 24 équipes, mais pas que, le Maroc a fait les choses en grand. Alors forcément, ils sont attendus au tournant sur le terrain notamment avec « ce plus bel effectif d’Afrique » ; selon certains de leurs supporters toujours mesurés.


Sortis en 8èmes de finale par l’Afrique du Sud, lors de l'édition précédente, les Lions de l’Atlas devront faire mieux en commençant par dominer leur groupe composé respectivement des inoffensifs Aigles du Mali, de la Zambie, vainqueur de la CAN 2012 face à…la Côte d’Ivoire et des Comores.


Attention à ces derniers qui étaient tombés les armes à la main face au Cameroun lors de l'avant-dernière CAN. Se prendre une raclée monumentale, dans sa propre CAN, face à une « petite équipe » est vite arrivée.

Dans le groupe suivant, le groupe B, équilibré comme la plupart des suivants, l’Égypte, qui sera sans doute emmenée par le duo Omar Marmoush – Mohamed Salah se mesure à : l’Afrique du Sud, qui pourra recompter sur son superbe milieu Teboho Mokoena, l’Angola et le Zimbabwe.


Dans le groupe C, le Nigeria, finaliste malheureux et tête de liste, avec son duo de Ballon d'or africain Lookman & Osimhen, fait face à : la Tunisie, régulièrement pointée du doigt pour sa politique raciste envers les subsahariens, qu’ils pourchassent littéralement, l’Ouganda et enfin la Tanzanie.


Viennent ensuite les groupe D et E.


Dans le premier, la composition est la suivante : Sénégal, autres voisins préférés, qui eux au moins ont gagné une CAN, la République Démocratique du Congo, Bénin, Botswana.


Et pour le second, il s’agit de : Algérie, Burkina Faso, Guinée équatoriale, Soudan.


Rendez le 21 décembre prochain, soit dans 328 jours, pour le match d’ouverture : Maroc – Comores.

D’ici là, n’oublions pas les paroles du sage :

« […] Y a beaucoup de pays qui sont favoris et ça, je l’ai dit depuis longtemps. Y a au moins 8 à 9 qui peuvent remporter la compétition parce qu’elles ont les joueurs et les staffs pour. […] »

 

 


Bonheur, Christ, mais aussi Dieumerci (Mbokani, ancien joueur qui emmena les siens à la 3ème place lors de la CAN 2015), Éloge ou encore Merveille et même Trésor, etc. L’originalité des prénoms congolais, juxtaposée à leur musicalité, n’est maintenant plus à prouver.

Et ce n’est pas Chancel Mbemba qui dira le contraire actuellement.

Ce n’est pas lui non plus qui expliquera ce qui s’est passé exactement avec le sélectionneur marocain Regragui ; et cette altercation au terme d’un match nul (1-1).

MBEMBA NE CHANCELLE PAS DEVANT REGRAGUI
Prière de ne pas déranger. ©Tous droits réservés

MBEMBA ET LES LÉOPARDS DU CONGO AFFRONTENT LES LIONS DE L’ATLAS

Dimanche 21 janvier 2024, Maroc – Côte d’Ivoire. Le choc de 2ème journée du groupe F se déroule dans le stade Laurent Pokou ; dans un stade clairsemé et le bruit des vertes chaises vides qui résonne. La foule, la chaleur l’a peut-être découragée.


Sur les buts de Lionel Mpasi, il fait aussi chaud dès les toutes premières minutes. Avec la première mèche allumée par Youssef En-Nesyri. Lequel se distinguera autrement, vilainement, en fin de match.

C’est finalement Achraf Hakimi, celui qu’il l’avait servi sur la première occasion, qui ouvre facilement le score dans une défense congolais aux abonnés absentes (1-0, 6ème minute).

MBEMBA NE CHANCELLE PAS DEVANT REGRAGUI
Hakimi a mis dedans. ©Tous droits réservés

Après cette ouverture du score, Hakim Ziyech, qui quelques semaines auparavant avait failli rejoindre son buteur de compatriote, au Paris Saint-Germain, s’essaie aussi mais Lionel Mpasi veille.


Côté attaque, c’est le défenseur central et surtout capitaine des Léopards, Chancel Mbemba, qui manque l’occasion d’égaliser (33ème minute).


Mais ce n’est rien par rapport à Cédric Bakambu. Le natif de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) avant même le face-à-face à Yassine Bounou…tremble. Résultat : l’attaquant de Galatasaray s’avance et tire à côté.

Á la pause, les deux équipes se séparent sur ce score en faveur des Lions de l’Atlas : 1- 0. 


ET LE CONGO FINIT PAR ÉGALISER

Pendant que le Maroc fignole, à l’instar d’Azzedine Ounahi, l’une des révélations marocaines à la Coupe du Monde 2022, le Congo lui tente sa chance et finit par trouver le chemin des filets ; après la sortie de Gaël Kakuta.

C’est son remplaçant Silas Katompa qui ramène les deux équipes à égalité (1-1).

Alors que les deux équipes se laissent sur ce score de parité, une autre rencontre démarre.


PRIÈRE DE NE PAS DÉRANGER M. CHANCEL MBEMBA

Les deux hommes ont beau avoir pris la parole pour partager leur version de faits, on ne sera jamais exactement ce qui s’est passé.


La version de Chancel Mbemba.


Celle de Walid Regragui.



Ce qu’on a vu, c’est Walid Regragui s’avancer vers Chancel Mbemba, qui agenouillé faisait une prière. Sa prière, l’entraîneur marocain l’a donc interrompue. Ce qui a probablement déclenché l’ire du congolais fervent pratiquant. S’en suit une tentative d’explication qui précède un début de bagarre générale qui manque de se poursuivre dans les vestiaires. N’eut été le sauvetage de Yassine Bounou sur Youssef En-Nesyri.


La seule chose qu’on retiendra c’est que Mbemba ne chancelle pas devant Regragui.


Á la justice des hommes, Chancel Mbemba, fidèle croyant préfère la justice divine : « La justice de Dieu, y en a. »







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