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CAN 2023 : Spécial Côte d'Ivoire

Dernière mise à jour : 25 janv. 2025

« […] On est déjà mort. On peut pas mourir deux fois, tu vois ? […] », répond Simon Adingra dans une interview post match accordée à beIN Sports.


Oui, avant ça, avant ces paroles d’évangile selon Saint-Simon, avant son égalisation à la 88ème minute de jeu, puis le but victorieux, au bout du bout de la seconde prolongation de l’autre pépite ivoirienne, Oumar Diakité, il y a eu un cataclysmique départ catastrophique qui aurait dû les enterrer morts-vivants.

Mais c’est sans compter le fait qu’ils possèdent depuis le début de la phase des matchs à élimination directe, et ce coup du marteau sur le Sénégal, le petit manuel de la résurrection. Retour sur ce Mali – Côte d’Ivoire et le second miracle ivoirien.

MALI – CÔTE D’IVOIRE : AU DEBUT DU FILM, LES MALIENS ETAIENT DJAOULI

12h20 GMT, premier klaxon de voiture de supporter – des heures plus tard, ils seront bien entendu, plus nombreux – que tu entends dans ta rue devenue pourtant passage obligé ; pour qui veut échapper aux embouteillages servis sur Deux-Plateaux. Ouais, même chauffeur de gros camion est humble ! À croire que tout le monde ou presque a reçu le mémo.



Depuis lundi, et sa qualification face au Sénégal, la Côte d’Ivoire, espérance terre d’hospitalité, organise une autre CAN dans sa propre CAN : celle de l’humilité.




Le mot d’ordre est étonnamment respecté par miracle. Ce n’est pas le premier miracle ivoirien qui a lieu dans ce pays.

Pour rappel, à partir de son indépendance, le 7 août 1960 donc, le pays alors dirigé par feu Félix Houphouët-Boigny connaît un boom économique avec une croissance qui aurait avoisiné les 7%.

Cette fois-ci, le chiffre 7 n’a été ni synonyme de chance, ni de stabilité. Bien au contraire.


LE CHIFFRE SEPT PORTE MALHEUR
LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

L’horloge du stade de la paix de Bouaké, vers lequel des dizaines de milliers de supporters ivoiriens pour la plupart ont fait la route, affiche seulement huit minutes de jeu quand Odilon Kossounou, pourtant l’un des meilleurs joueurs sur la pelouse de Yamoussoukro, lundi, dévie le ballon de la main sur une frappe malienne.

De longues tergiversations avant que M. Mohamed Adel, qui sera pris à partie en fin de match par des maliens déçus, ne refuse d’accorder un pénalty pour une position de hors-jeu. Odilon Kossounou et la Côte d’Ivoire l’ont échappée bel.

Enfin juste quelques minutes, le temps que le défenseur central aux intéressantes passes progressives, groggy, encore sous le coup de son intervention, perd l’équilibre et déséquilibre le remuant Lassine Sinayoko.


PREMIER MIRACLE IVOIRIEN

Cette fois-ci, M. Mohamed Adel porte aussitôt son sifflet à la bouche pour désigner le point de pénalty.

La Côte d’Ivoire ne pouvait pas on ne peut plus mal commencer. C’est Adama Noss Traoré, milieu de terrain de Hull, qui se présente devant Yahia Fofana. Le portier ivoirien plonge du beau côté et détourne le pénalty. Et le stade d’exulter. Premier miracle ivoirien : allons avec ça.


Mais il était dit que rien ni personne ne leur faciliterait la tâche. À commencer par Odilon Kossounou, again. Loin de toi, l’idée de vouloir l’accabler, mais force est de constater que le jeune défenseur ivoirien, promis à un brillant avenir, a commis énormément d’erreurs. D’ailleurs, il s’est fendu d’un communiqué d’excuses, en noir en blanc, toujours, à la fin de ce match de folie. Il y a certaines choses qui ne changent – hélas – pas.


44ème minute de jeu. Sur un ballon perdu par Jean Michaël Seri, moins impérial que face aux Lions de la Teranga, Odilon Kossounou fait faute sur l’intenable Lassine Sinayoko. Carton rouge.


La Côte d’Ivoire est réduite à dix, subie beaucoup de fautes (Le Mali en aurait fait 21 au total, selon nos informations.) et n’a eu à ce moment-là aucune occasion de jeu. Le tout frais coach des Éléphants, à qui ils ont bien failli préférer Hervé Renard, fait un premier changement intéressant.

LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Sacrifié sur l’autel du collectif, Nicolas Pépé sort ; remplacé par Wilfried Singo.


Mi-temps : Mali 1 – Côte d’Ivoire 0. Tu as l’impression de revivre le match contre la Guinée équatoriale, les buts en moins. Une incroyable forme d’apathie, comme si l’enjeu les paralysait.


LE MIRACLE IVOIRIEN EN MARCHE

Si certains spectateurs en profitent pour se désaltérer, reprendre forces physiques et mentales pour la suite, d’autres spectateurs encore, dans des Space Twitter, sorte d’agoras 2.0, lancent flammes et roquettes pour pulvériser certains joueurs à commencer par Serge Aurier. Coupable selon eux de ne pas être au (haut) niveau de la rencontre.


Peut-être qu’il les a écoutés, peut-être qu’il les a entendus mais Emerse Fae remplace Captain Aurier par Willy Boly et Christian Kouamé, qui semblait sortir de son match à coups de petites embrouilles avec certains maliens, par Sébastien Haller.

LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Le plan de jeu est alors simple. Constituer un bloc équipe avec un passage à trois derrière et un avant-centre, capable physiquement et tactiquement de garder le ballon. Chose inédite – s’il en fallait une encore : Max-Alain Gradel passe d’ailier gauche à arrière droit.


NENE DORGELES OU LA COTE D’IVOIRE QUI MARQUE CONTRE SON CAMP

Côté malien, Eric Chelle, qui connaîtra un baptême de feu littéralement, conserve les mêmes acteurs qui pour le moment réalisent le coup parfait.


À l’image de Kamory Doumbia qui se promène entre les lignes on dirait l’homme qui cherche nouveau téléphone à Adjamé. L’autre joueur qui s’illustre est Nene Dorgeles.


Rentré quelques minutes auparavant en lieu et place d’Adama Noss Traoré, auteur du pénalty raté, le coéquipier de Karim Konaté à Salzbourg signe son entrée de la plus belle manière.

Exilé sur le flanc gauche, le jeune attaquant de 21 ans fixe Franck Kessié.


À défendre corps et âme, le milieu de terrain ivoirien, désormais capitaine, n'est plus en mesure de défendre correctement avec tous ces duels remportés.



Lancé et donc plus mobile, Nene Dorgeles dribble méchamment le numéro 8 ivoirien, oubliant même de lui proposer un tabouret lorsqu’il tombe à terre. Puis, il poursuit sa course dans l’axe ivoirien déserté, arme sa frappe et décoche un tir qui finit dans la lucarne de Yahia Fofana ; qui l’a accompagné des yeux.


Réduite à dix, la Côte d’Ivoire encaisse le premier but de ce quart de finale entre voisins à la 71ème minute de jeu.

Fou de joie, d’avoir marqué un but peut-être décisif, en quart de finale de la CAN, Nene Dorgeles entame une course folle pour célébrer avant de stopper net.

Sans doute a-t-il écouté la petite voix qui lui a rappelé qu’il était né… à Yopougon.

LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Les mains en l’air, il rebrousse même chemin, entouré par ses coéquipiers ivres de bonheur. Mali 1 – Côte d’Ivoire 0.


UNE SOLUTION DEUX EN UN

Loin d’être totalement abattu, Emerse Faé conserve son organisation mais modifie son animation.

Ainsi Max-Alain Gradel cantonné dans son rôle de vrai faux arrière droit. Et c’est Oumar Diakité qui récupère le couloir.

Et quelques plus tard, à la 85ème minute, Jean Michael Seri sort et c’est Simon Adingra qui entre.


Comme l’entrée de Kessié face au Sénégal, ce double changement s’avère payant.


LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE UN SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Les smartphones allumés par des fans mobilisés n’ayant pu allumer l’étincelle, le Mali ayant renforcé son verrou défensif, pensant avoir fait le plus dur, tous les éléments sont ainsi réunis pour que la Côte d’Ivoire commence sa remontada.

90ème minute de jeu. Côté droit, Simon Adingra se lance dans un numéro de soliste, pénètre dans la surface avant de décaler aux abords de la surface Seko Fofana. Il connaît la qualité de sa frappe de balle mais c’est aussi que parfois le milieu de terrain manque le cadre alors mieux vaut suivre. Sait-on jamais sur un malentendu, il peut, il va ramener son équipe à la vie en se jetant sur le ballon ; entre deux défenseurs maliens. C’est gâté dans le stade, dans ce quartier où des cris de joie résonnent derrière les murs recouverts de peinture et de prières. Dieu les a apparemment entendues.

LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Sinon comment est-ce qu’à 10 contre 11, au bout du temps réglementaire, la Côte d’Ivoire soit encore revenue d’entre les morts ? Comment ?

Mais ce n’est pas fini. Le meilleur est pour la fin, littéralement.

Mais avant ça, la position sacrificielle de Sébastien Haller lui permet de s’élever dans les airs au moment opportun, la 95ème minute de jeu. Mais la barre transversale refuse de faire chavirer de bonheur le stade, la Côte d’Ivoire. L'Abidjanaise qui retenti de le stade achève de les rebooster.



Entre alors en scène le wourou wourou, l’agité de service : Oumar Diakité.

Plus brouillon qu’une feuille intercalée au milieu d’une feuille double à grands carreaux, le jeune homme de 21 ans seulement réalise le plus grand exploit de sa jeune carrière.

120ème minute de jeu. Les derniers supporters, dont le souffle n’est pas encore totalement coupé, espèrent que ce coup de pied arrêté soit décisif.

Mal repoussé par l’arrière-garde malienne passée à cinq, le ballon revient sur… Seko Fofana qui ne se pose pas de questions et reprend le ballon. Celui-ci traverse une forêt de jambes avant d’être dévié dans les buts adverses par Oumar Diakité.



Seko Fofana se glisse sur la verte pelouse pour célébrer.

LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Et pendant ce temps-là, Oumar Diakité, auteur du but libérateur et homme du match, court, poursuivi par ses coéquipiers au premier rang desquels Wilfried Singo. Dans ce moment de folie, le défenseur polyvalent est suffisamment lucide pour tenter d’empêcher le buteur averti au préalable de retirer son maillot et être sanctionné.



Trop tard. Oumar Diakité l’a déjà retiré et sera donc suspendu pour la demi-finale contre le Congo ; mercredi 7 février 2024 à Ebimpé. Mais qui, qui peut honnêtement lui en vouloir ? Personne, surtout pas toi.

LA CÔTE D’IVOIRE S’OFFRE LE SECOND MIRACLE IVOIRIEN FACE AU MALI

Quant aux maliens qui se sont rués vers l’arbitre, ceux qui pleurent sur les réseaux sociaux, criant au vol, ils ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes. Ils ont arrêté de jouer, après avoir ouvert le score… comme contre le Sénégal.



Alors que : « Découragement n’est pas ivoirien ! » Et que Dieu lui le soit… ivoirien.



Un peu moins de 24 heures plus tard, deux cafés dans le sang, une voix à peine retrouvée, tu ignores encore comment la Côte d’Ivoire a réalisé ce second miracle ivoirien. Il n’y a que Simon Adingra qui semble avoir une explication plausible : « […] On est déjà mort. On ne peut pas mourir deux fois, tu vois ? […] »




« On mange hein ! », dit-on par politesse en Côte d’Ivoire quand vient l’heure de passer à table. La seule et unique réponse valable, retour de politesse oblige, c’est un non poli mais ferme.

Hier dans ce stade Ebimpé, où près de 47 000 âmes étaient présentes, la Côte d’Ivoire a invité le Nigeria à sa table. Ces derniers ayant faim de victoires, après leur match nul contre la Guinée-Équatoriale, vainqueur de la Guinée-Bissau (4-2), ont d’abord poliment refusé avant de profiter des largesses de la défense ivoirienne. Retour sur ce Côte d’Ivoire – Nigeria.


CAN 2023 : LA CÔTE D'IVOIRE OFFRE LE BUT ET LE COUVERT AU NIGERIA

PREMIER CHOC DANS TOUS LES SENS DU TERME

C’est dans leur éternel 4 – 3 – 3 que les coéquipiers de Serge Aurier, titularisé d’emblée, avec le brassard sur l’avant-bras gauche, que les Éléphants de Côte d’Ivoire affrontent le Nigeria de Victor Osimhen. Attention, l'adversaire est anglophone.



Les Super Eagles sont disposés en bloc-équipe qui n’hésite pas à laisser le Ballon d’or africain seul devant comme un grand.

Et c’est ainsi, comme un grand qu’il se procure la première grosse occasion du match à la 7ème minute de jeu ; avec un tir qui passe au-dessus des buts gardés par Yahia Fofana.

Aussitôt, dans la foulée, Christian Kouamé, l’autre nouvel entrant dans le onze de départ concocté par Jean-Louis Gasset, manque de réussir à exploiter une erreur nigériane.

La stratégie du Nigeria est claire, nette et précise : apporter le danger dans le camp adverse, le plus rapidement possible. Pour le style Guardiolesque, faudra repasser.

Côté ivoirien, nul n’est censé ignorer que l’équipe n’a toujours pas de style de jeu. Ni pressing à outrance, ni jeu de possession, rien de tout cela. Cela ne l’empêche de se procurer quelques occasions.


15ème minute de jeu. Sur un long ballon de Seko Fofana, Christian Kouamé remet le ballon dans l’axe mais la reprise du coéquipier de Lukaku, Evan Ndicka est trop écrasée.

Et pendant ce temps-là, son jeune compère de la défense, Ousmane Diomandé, lui, montre que c’est garçon dans son duel d’homme à homme avec Victor Osimhen.

30ème minute de jeu. Seko Fofana, encore lui, tente une frappe lointaine que Nwabali repousse. Christian Kouamé préfère contrôler plutôt que de reprendre directement. Le Nigeria s’en sort bien.

L’ÉTRANGE CAS DE SERGE AURIER

Bien s’en sortir, ça n’a absolument pas été le cas de Serge Aurier.

Dire que l’arrière droit, apparemment pas à 100%, a été malmené par tantôt Chukwueze, tantôt Lookman, est un euphémisme. Pourquoi diable a-t-il été titularisé s’il était déjà incertain avant la rencontre ?



L’autre mystère, c’est le rôle des ailiers. Leur apport a été tellement insignifiant surtout celui de Jérémie Boga. Le niçois qui avait montré des choses intéressantes lors du premier match, avec ses accélérations déclenchant les hourras du public, a été méconnaissable hier. Pas de Boga Bonito.



Mi-temps : Côte d’Ivoire 0 – Nigéria 0.


OSIMHEN LA JOUE COMME INZAGHI

La position sacrificielle que Victor Osimhen a choisie et assumée est à montrer dans les écoles de la vie ; pour les apprentis débrouillards à jamais.



Protection de balle, jeu de corps, mais aussi pressing et encouragement, etc. Tout a été bon sauf cette 50ème minute et la roublardise dont il a fait preuve.

Au duel avec Ousmane Diomandé, le numéro 9 nigérian la joue comme Inzaghi et provoque un pénalty douteux que Troost-Ekong transforme en force.


CAN 2023 : LA CÔTE D'IVOIRE OFFRE LE BUT ET LE COUVERT AU NIGERIA


Le Nigeria ouvre le score. À la fin du match, Didier Drogba fera gentiment part à Victor Osimhen de son ressenti sur l’action litigieuse.



Plutôt que de réagir, la Côte d’Ivoire se révolte avec autant de force qu’un Bounty. Les Révoltés du Bounty sont étonnés.


Et c’est justement ça le problème. Le plus révoltant, c’est que justement, il n’y ait aucune révolte. Aucune. Comme si les Éléphants avaient oublié qu’ils représentaient le pays hôte, le pays de l’hospitalité.

 

SEKO FOFANA, L’ÉLÉPHANT QUI CACHE LA FORÊT

CAN 2023 : LA CÔTE D'IVOIRE OFFRE LE BUT ET LE COUVERT AU NIGERIA

Les quelques tentatives ivoiriennes sont la plupart du temps envoyées par Seko Fofana. Encore et toujours lui. Seul, il déclenche un pressing sans que personne ne suive le mot d’ordre. L’entrée du dynamiteur Oumar Diakité amène maladresse et baume au cœur des supporters. Surtout sur cette action où son tacle empêche le Nigeria de doubler le score.


Score final : Côte d’Ivoire 0 – Nigéria 1.


Sors, sortons, sortez les calculatrices. La Côte d’Ivoire est 3ème de son groupe et pas encore assurée de passer au second tour. Tout ça parce qu’elle a proposé au Nigéria : « On mange hein ! »



Ce qui est bien quand tu vis dans un pays dont le réservoir à meme est toujours plein à craquer, et ce même si l’essence est désormais à 875 francs CFA/litre. Et qu’il te suffit de plonger la main pour y puiser celui qui te plaît pour amuser la galerie ou plus sérieusement pour les besoins d’un article. On y va, c’est parti.


Bahscottiamadou ignorait sans doute que des mois après ses mots résonneraient encore plus juste au moment même où la Côte d’Ivoire de Seko Fofana affronte le Nigeria de Victor Osimhen. Souviens-toi.


« […] Ça c’est un championnat compliqué, l’adversaire est anglophone. Il vient avec une nouvelle stratégie d’escroquerie ! » avant de lâcher LA position préférée : « Donc, reste sur la position d’ivoirien vigilant. Et c’est comme ça que je suis resté. »



Ce soir, c’est autour des Ivoiriens de faire attention parce que l’adversaire est bel et bien anglophone.


LA CÔTE D’IVOIRE RÉUSSIT SON ENTRÉE EN LICE

CÔTE D'IVOIRE - NIGERIA : L'ADVERSAIRE EST ANGLOPHONE

Au terme de la 1ère journée de cette phase de poules, qui s’est terminé par un rythmé match nul entre la République Démocratique du Congo et la Zambie, 1-1, il apparaît clairement que le résultat des Éléphant mérite davantage d’appréciations après coup. Ne serait-ce que pour le fait qu’Ils n’aient ni encaissé de buts, ni perdu contre un plus petit. Shout out aux Ghanéens, battus par le Cap-Vert, mais aussi aux Camerounais, tenus en échec par la Guinée (1-1), et surtout aux Égyptiens, mis en difficulté par le pour avoir montré l’exemple, le mauvais exemple.

C’est donc en solide leader du groupe A et à 90 minutes d’une qualification pour leur second tour que les Éléphants sont. Hon, hon : c’est pas pour autant qu’il faille déjà descendre en coup du marteau. Attends un peu.



ET PENDANT CE TEMPS-LÀ, LES SUPER EAGLES RATENT LEUR ENVOL

CÔTE D'IVOIRE - NIGERIA : L'ADVERSAIRE EST ANGLOPHONE

Surfant sur la hype lancée par de nombreux observateurs, qui ont oublié qu’avant le Nigeria, l’équipe de France 2002, malgré tout son armada offensive, n’avait rien fait, les Super Eagles ont glissé face à la Guinée Équatoriale. Heureusement que Victor Osimhen a inscrit le but égalisateur.



Les Nigérians sont donc dans une position désavantageuse. Tout autre résultat qu’une victoire les mettrait dans l’embarras, aux portes d’une élimination qui ferait plus de bruit que n’importe quel tube afrobeats.



Ils sont donc déterminés et auront à cœur de rectifier le tir.

COMMENT FAIRE QUAND L’ADVERSAIRE EST ANGLOPHONE ?

CÔTE D'IVOIRE - NIGERIA : L'ADVERSAIRE EST ANGLOPHONE

Que le Nigéria soit privé de son verrou défensif, Wilfred Ndidi, absent pour cause de blessure, devrait faciliter la tâche aux Éléphants et notamment les milieux de terrain pour y remporter la bataille. Avec les incursions de Seko Fofana, qui avant le match contre la Guinée-Bissau, tentait déjà des frappes hors de la surface de réparation. En plus, Alex Iwobi, le neveu d’un certain Jay Jay Okocha, n’est pas Le problème pourrait éventuellement venir des deux secteurs : l’attaque et la défense.

Aligné d’emblée le trio Boga – Krasso – Bamba, surtout ce dernier, n’a pas été complémentaire.

Sébastien Haller et Simon Adingra sont certes de retour dans le groupe mais est-ce pour autant qu’il faille les faire entrer aussitôt, dès le début ?

La question est vite répondue. La titularisation du feu follet Oumar Diakité, toujours prompt à porter le danger, pourrait être intéressante avant qu’un autre ne prenne ensuite le relais.

Côté défense, les errements des deux latéraux, surtout ceux de Serge Aurier, qui avait remplacé Singo, étaient déjà inquiétants. Face au Nigéria, cela risque de poser sérieusement problème.


Quant à la paire de centraux, Ousmane Diomandé – Evan Ndicka, elle est certes jeune mais déjà habituée aux grands rendez-vous.

La dernière fois que Ndicka et Osimhen ont joué l’un contre l’autre, c’était il y a quelques semaines seulement : le 23 décembre 2023.


Lors de la victoire de l’AS Roma sur le Napoli (2-0), le second n’avait pas existé et avait même été expulsé.



En attendant que cela se reproduise éventuellement ce soir à partir de 17 heures au stade Ebimpé, restons sur la position d’ivoirien vigilant parce que : « […] Ça c’est un championnat compliqué, l’adversaire est anglophone. Il vient avec une nouvelle stratégie d’escroquerie ! »

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